Le temps des hommes. Le bois sauvage, tome 2

Time in the wild woods is running out. Although a petition against the development of the site has gathered more than 26,000 signatures, the Ile de France Region and the municipality of Romainville are starting work. An area of about a third of the forest of the Corniche des Forts, or 8 hectares, will be cleared for the development of the leisure base. At the end of the summer of 2018, a race against time is launched between environmental activists who wish to preserve the site and the public authorities who are carrying out the work. Valérie Pécresse, President of the Ile de France Region, will visit the site at the beginning of September to promote the development project. She will discover the site on this occasion, without actually entering it. The beginning of October marks the arrival of bulldozers and the felling of several hundred trees, many of which are over 50 years old. On the opponents’ side, the mobilization grows and changes face(s): new militants, often younger, come to occupy the site to slow down the progress of the machines. During this time, others try to obtain a modification of the development project through administrative channels. The media are more and more numerous on the spot to talk about the wild wood… At the end of November, under the protection of about a hundred policemen, workers came to install a “security fence” all around the forest to allow the resumption of work inside. An operation costing €150,000 of public money. At the beginning of December, work resumes behind the fence and continues to clear the forest despite the opposition of a few militants who still find ways to slow down the machines.

Le temps du bois sauvage est compté. Bien qu’une pétition contre l’aménagement du site ait rassemblé plus de 26 000 signatures, la Région Ile de France et la municipalité de Romainville débutent les travaux. Une superficie d’environ un tiers de la forêt de la Corniche des Forts, soit 8 hectares, va être défrichée pour l’aménagement de la base de loisirs. A la fin de l’été 2018, une course contre la montre est lancée entre les militants écologistes qui souhaitent préserver le site et les pouvoirs publics qui mettent en place les travaux. Valérie Pécresse, Présidente de la Région Ile de France se rend sur place début septembre pour faire la promotion du projet d’aménagement. Elle découvre d’ailleurs le site à cette occasion, sans y pénétrer. Le début du mois d’octobre marque l’arrivée des bulldozers et l’abattage de plusieurs centaines d’arbres, dont une grande partie ont plus de 50 ans. Côté opposants, la mobilisation s’amplifie et change de visage(s) : de nouveaux militants, souvent plus jeunes, viennent occuper le chantier pour ralentir la progression des engins. Pendant ce temps, d’autres essayent d’obtenir une modification du projet d’aménagement par la voie administrative. Les médias sont jour après jour de plus en plus nombreux sur place pour parler du bois sauvage… Fin novembre c’est sous la protection d’une centaine de policiers que des ouvriers viennent installer une “clôture de sécurité” tout autour de la forêt pour permettre la reprise des travaux à l’intérieur. Une opération à 150 000 € d’argent public. Début décembre, les travaux reprennent derrière la clôture et continuent de défricher la forêt malgré l’opposition de quelques militants qui trouvent encore le moyen de venir ralentir les machines.